[Folle Semaine] Katherine ROBERT : « Cet événement va aider les acheteurs à y voir plus clair »

Interview

A l’occasion de la 6ème édition de la Folle Semaine des Marchés Publics, Katherine ROBERT parle des formations qu’elle va animer pendant ce rendez-vous. L’occasion pour elle d’évoquer les grandes tendances liées aux marchés publics et les enjeux majeurs à prendre en compte pour les acheteurs publics.

  • Depuis combien de temps travaillez-vous avec achatpublic.com ?

Katherine ROBERT :J’interviens en tant que formatrice pour Achat Public depuis plus de 10 ans.

  • Qu’aimez-vous dans votre collaboration avec achatpublic.com ?

KR : Lors de ma collaboration avec Achat Public, j’apprécie le professionnalisme avec lequel ils organisent les formations, les programmes sont bien adaptés aux stagiaires, les conférences organisées permettent à l’acheteur de mieux maitriser des sujets d’actualité souvent brulants.

  • Sur quelles thématiques intervenez-vous dans le cadre de La Folle Semaine ?

KR : Mon intervention dans le cadre de la Folle Semaine porte sur la règlementation des marchés publics, la définition du besoin, la rédaction des pièces de marché et le suivi de l’exécution des contrats. Un vaste programme !

  • Quel est votre parcours professionnel ?

KR : Ma carrière débute dans le secteur privé comme acheteur dans une entreprise industrielle. J’étais spécialisée dans les achats de consommables « production ». Puis, je bascule dans le monde du « public » en intégrant la Ville de Neuilly sur Seine comme responsable du service achats. C’est le point de départ de ma spécialisation dans l’achat public. Mon expérience s’est affinée à la Réunion des Musées Nationaux, puis durant 10 ans à la Ville de Paris pour traiter les marchés de fournitures puis de travaux. Depuis 2020, je suis cheffe du département ministériel des achats et RMA déléguée (responsable ministériel des achats) au ministère de la Justice.

  • Quelles sont les spécificités des formations que vous animez ?

KR :  Les formations que j’anime permettent de répondre de manière concrète et opérationnelle aux acheteurs publics. Je travaille sur des exemples de marchés donné en séance afin d’optimiser la rédaction des clauses, d’identifier la procédure la plus appropriée et les techniques d’achat à mettre en œuvre. Le choix des critères est déterminant pour retenir l’offre économiquement la plus avantageuse et le fournisseur le plus efficace. Le bon suivi de l’exécution du marché est essentiel pour garantir une prestation de qualité jusqu’au terme du marché. Les formations présentent aux acheteurs les axes de progrès sur lesquels ils peuvent travailler et réponds à leurs problématiques quotidiennes.

  • Quelles sont, selon vous les grandes tendances liées aux marchés publics ?

KR : La règlementation a beaucoup évolué ces dernières années. L’acheteur a maintenant une place déterminante et doit être un professionnel de son domaine. La performance achat est renforcée notamment avec la fin du critère unique du prix remplacé pour le coût du cycle de vie. L’acheteur se doit de maîtriser le sourcing et la définition du besoin pour optimiser ses achats et augmenter la performance financière. L’achat durable est maintenant au cœur de nos préoccupations et est devenu un objectif majeur que l’acheteur doit surveiller et privilégier lors de la passation de chacun de ses marchés.

  • Quelles sont, selon vous, les enjeux majeurs à prendre en compte dans l’avenir pour les marchés publics ?

KR : Nous sommes face à une situation inédite après la crise sanitaire liée au Covid. La guerre en Ukraine, la pénurie des matières premières et la flambée des prix sont de nouveaux paramètres à prendre en compte. L’efficacité de l’acheteur est mise à rude épreuve pour garantir la sécurité des approvisionnements, la continuité du service public et la bonne gestion des deniers publics. Face à ces problématiques, le sourcing est un enjeu majeur pour trouver des solutions alternatives de produits, de matières ou de sources d’approvisionnement. Le bouleversement climatique nous conduit également à trouver des solutions dans chacun de nos marchés permettant de limiter l’impact de notre activité sur l’environnement. Les grands enjeux sont principalement la bonne compréhension du marché fournisseurs pour mieux répondre et tenir compte des difficultés conjoncturelles actuelles et l’intégration de l’achat responsable dans l’ensemble des marchés.

  • Que pouvez-vous nous dire sur les éditions précédentes de La Folle Semaine pendant lesquelles vous avez animé ?

KR : La Folle Semaine est l’occasion de partager avec la communauté des acheteurs, de développer et d’enrichir ses contacts, d’identifier les bonnes pratiques et affiner nos connaissances. La conférence du premier jour aide les acheteurs à « y voir plus clair » sur les problématiques actuelles et les clés pour mieux les appréhender et y répondre.

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